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C'est en allant à l'expo Leibovitz à la National Portrait Gallery de Londres que je suis restée scotchée devant cette photo, qui a gagné un des prix Taylor Wessing 2008.
Pour la petite histoire, l'artiste Hendrik Kerstens photographie ici sa fille, Paula, qui est son modèle quasi unique. Que ce soit l'austérité des poses, le classicisme du décor,ou encore le rôle de la lumière tout contribue à évoquer les maîtres de la peinture hollandaise du 17ème, et Vermeer en particulier... avec toutefois un ton décalé qui me plaît beaucoup!
Détails pratiques
The National Portrait Gallery
Taylor Wessing Photographic Portrait Prize
du 6 novembre 2008 au 15 Février 2009
Entrée gratuite
Pour en savoir plus sur Hendrik Kerstens, c'est par ici
Parce que la vie ce n'est pas salade de pâtes et WE à la campagne tous les jours je vais aujourd'hui vous parler d'un sujet graaaave: le CHOMAGE. Et oui, vous pensez vraiment qu'une fille avec un job en or aurait le temps de courir les musées pour vous faire part de ses trouvailles? De faire preuve d'autant de légèreté et d'humour, d'érudition et de profondeur alors que sa prez est attendue pour demain 8h? et bien non. Mais, bande de veinards, je suis au chômage, et même si je n'ai pas l'intention que ça dure trop longtemps, je compte bien vous en faire profiter. Alors au programme aujourd'hui, les bureaux pour "chômeurs-sup" à Londres, en plein coeur de la city, chez Penna Consulting:Tout d'abord, mon "brickwall", qui fait face au bureau de Penna...si un jour cette tour, qui était à peine entamée quand je suis arrivée chez Penna est finie, je m'inquiète VRAIMENT.Ensuite, entrez, suivez moi, dites bonjour à Cathy, la dame de l'accueil, attrapez un café en même temps que quelques ragots et le Times, puis installez vous à votre poste: Bloomberg, 2 ou 3 écrans par personne, un téléphone et une autorisation illiiiiiimitée d'appeler à l'étranger, c'est ça l'anpe privatisée. Encore faut-il avoir la chance de se la faire offrir.Vous l'aurez compris, c'est un vrai bureau, sauf que personne ici ne travaille à autre chose que de trouver un job. Vous avez une coach à votre disposition, des séminaires qui vont de "comment avoir cet entretien grâce au téléphone" à "quelle couleurs optimisent votre confiance en vous?" (le rouge pour moi).
Mais le plus drôle en ces temps moroses où des équipes entières se font virer, c'est que les hiérarchies persistent: Mike le boss continue de demander à son ex-junior d'aller lui chercher un latte au Starbuck's du coin, ou les prez (enfin ses CV et lettres de motiv) à la photocopieuse. Et à l'ex-junior de s'exécuter...par habitude? par manque d'imagination, d'esprit de rebellion? Ou peut-être parce que finalement pour certains, même au chômage, c'est rassurant d'avoir un boss...
A lire:
Discours de la servitude volontaire, Etienne de La Boëtie, Editions 1001 nuits.
Adidas, by Stella McCartney La première chose qui m'a motivée à me mettre au sport, ce sont les fringues: c'est par amour des tutus, des bruits des pointes Repetto sur le parquet que je me suis mise à la danse classique. J'ai été ensuite charmée par les bottes d'équitation et la veste en tweed (bon à chacun sa crise d'ado), mais ai bien vite abandonné mon double-poney et ce look Ralph Lauren pour la natation (j'avais vu des palmes géniales dans le ELLE). Si c'est aussi votre cas, l'expo Fashion Vs. Sport au Royal & Albert Museum est faite pour vous!
Photo Image.net Si Lacoste a été un véritable précurseur en lançant son Polo de tennis en 1926, le sport et la mode se retrouvent véritablement à partir des années 80.L'expo couvre donc essentiellement cette période et analyse très justement les liens entre l'industrie de la mode et du sport, mais aussi la façon dont la rue va s'approprier le sport et le mettre à la mode.
Ci dessous mes coups de coeurs:
1/Une réinterprétation de 2008 très arty, par le photographe du magazine Visionnaire (et également photographe pour les pubs Lacoste, un "peu d'air sur terre"), Phil Poynton
2/La collection Adidas by Stella McCartney (cf photo ci-dessus)
3/Et rêvons un peu...une veste en sequins Chanel de 1992, bon plutôt pour danser sur un air de disco
J'allais oublier un truc assez dingue de cette expo: les "murs à odeur"...je pensais que c'était une blague, genre caméra cachée, et non: les murs, si on les frotte un peu, dégagent une odeur différente en fonction de la partie de l'expo où vous êtes situés: moi j'ai eu le droit à une véritable odeur de transpiration (miam), ci-dessous, l'artiste au travail, avec de véritables particules prises sur de vrais corps (bon, je suis nulle en bio, aucune idée de comment ça marche, mais Sissel Tolaas a l'air très rigolote en tout cas):
Photo Image.net
Bonne journée!